Histoire du Vol Humain - Les premiers parachutes

LĂ©onard de Vinci et les premiers parachutes...

De nombreuses autres lĂ©gendes rapportent d'audacieuses tentatives de sauts effectuĂ©s Ă  partir du sommet de falaises Ă©levĂ©es ou de hautes tours, mais il faudra attendre jusqu'au 15e siĂšcle pour qu'un gĂ©nie nommĂ© LĂ©onard de Vinci, fasse de ces rĂȘves une rĂ©alitĂ© envisageable.

Mais c'est bien plus tard, avec l'apparition des premiers avions, au début du 20e siÚcle que le développement du parachutisme connu son véritable essor.

AprĂšs la premiĂšre guerre mondiale, les Ă©tats majors prirent conscience que le parachute pourrait sauver la vie de nombreux pilotes.

Puis, pendant la deuxiĂšme guerre mondiale, les militaires comprirent que les parachutistes pouvaient rĂ©aliser un encerclement vertical permettant la conquĂȘte d'objectifs stratĂ©giques autrement impossible Ă  atteindre.

Un des fils spirituels de Leonard de Vinci fut Domina Jalbert (Canada) qui a apporté la plus grande contribution au parachute depuis le Maßtre Leonard de Vinci.

En effet, Jalbert est le pÚre de l'aile à caisson. 17e enfant d'une famille de... 21, Domina Jalbert est né en 1904. Sa mÚre cousait des vieilles nippes pour en faire des cerfs-volants, et cette passion ne le quittera jamais.

DÚs son adolescence, Jalbert construit des cerf volants, puis des ballons à hélium, pour finalement croiser ses deux inventions et créer le Kytoon (Kite + balloon), un cerf volant hybride au large domaine de vol capable de rester en l'air quel que soit le vent.

AprÚs la guerre, Jalbert se tourne vers le parachutisme, en plein essor. Le challenge de l'époque est de doter les parachutes d'une certaine vitesse horizontale; Il améliore le concept de parachute multicellulaire et vise la finesse 3, en vain.

Jusqu'au jour ou il a soudainement une révélation : "Les oiseaux ne se servent pas d'un bol pour voler, mais d'une aile! Pourquoi ne pas construire une aile en tissu ?" Vingt-cinq années de travail sur les structures gonflables se concrétisent enfin dans l'aile à caisson (ram-air cell), aile à cellules gonflées qui donne l'épaisseur nécessaire à la formation d'un profil aérodynamique.

L'aile vole pour la premiÚre fois avec succÚs en mars 1964, et le brevet est déposé sous le nom de PARA FOIL.

Jalbert fait ensuite appel à John Nicolaides, professeur du laboratoire d'aéronautique de l'université Notre-Dame-du-Wisconsin, qui s'enthousiasme dÚs les premiers tests en soufflerie : "Quand j'ai vu apparaßtre la portance et la puissance de cette aile non rigide, j'ai su que nous avions là quelque chose de fabuleusement nouveau en aéronautique!"

Jalbert alors est crédité de "la plus grande contribution au parachute depuis Léonard de Vinci!", mais il devra se payer de ces bonnes paroles.

Nicolaides s'empare de son invention et la développe dans une perspective militaire.

On estime qu'une aile de finesse 3 sauverait 60 % des pilotes descendus au Vietnam.

DÚs 1967, le Para foil s'impose immédiatement et définitivement en parachutisme sportif.

Amer et dépossédé, Jalbert reviendra sur le devant de la scÚne dans les années 80 pour populariser son ultime projet : un Parafoil stratosphérique capable d'atteindre les jet-streams... Jalbert décÚde en 1991.

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