HISTOIRE DU VOL HUMAIN - Le commencement...

C’est par le rêve que l’homme, depuis la nuit des temps, a commencé son ascension vers le ciel. A peine sorti de la boue, qui lui sert de matrice, c’est en se tenant debout, les pieds sur terre, qu’il a eu ses premiers rêves d’évasion et d’immortalité.


 


 


 


 

Un rêve, nourrit dès l’antiquité par Icare, fils de Dédale et d’une esclave.
Emprisonné avec son père sur une île, dans le labyrinthe, il réussit à s’évader de sa prison grâce aux ailes que Dédale lui a fabriqué avec des plumes d’oiseaux et qu’il a fixé avec de la cire. Malgré les avertissements de son père « Je te préviens Icare, il faut mener ta course à une hauteur moyenne » Icare s’envole et s’élève de plus en plus haut dans le ciel, de plus en plus près du soleil.

C’est alors que la cire de ses ailes fonds, provoquant sa chute mortelle dans la mer. Icare est devenu le symbole de la démesure et de la témérité ; la double perversion du jugement et du courage.
 
Bien longtemps avant Icare, il y a plus de 3000 ans, c’est en Chine que l’on a appris en premier à utiliser le domaine aérien. La bas, le cerf volant volait déjà dans le ciel bien avant l’antiquité grecque.

C'est en Chine, qu'on retrouve tous les matériaux nécessaires à sa fabrication : du bambou pour l'armature et de la soie pour la voilure et les brides. Ce fut d'abord, comme un lien magique avec le ciel. Pour sonder le destin, prévoir l'avenir, célébrer les naissances, les évènements heureux et les victoires. On lui donnait une dimension mythique et sacrée.

Du cerf volant, les Chinois ont conçu les premiers « parachutes » et l’on peut dire que les premiers chuteurs étaient des acrobates Chinois se jetant dans le vide pendus à un parasol.
Le général Han Hsin, se servit d'un cerf-volant pour évaluer la distance entre ses troupes et une forteresse ennemie.

Après avoir mesuré la longueur de la corde, il fit creuser un tunnel et envahit l'ennemi en le prenant par surprise.

Sous la dynastie des Han, une autre légende raconte que les chinois auraient utilisé des cerfs-volants pour effrayer l'ennemi. La nuit venue, ils auraient fait voler au-dessus du camp adverse, des cerfs-volants munis de sifflets de bambou. Percevant ces bruits étranges, l'ennemi terrifié se serait enfui, croyant entendre la voix des dieux prédisant leur défaite.

Après la Chine, le Japon a également intégré le cerf-volant à ses traditions. On raconte l'histoire du célèbre brigand japonais, KakinkokiKinsuke qui aurait construit un énorme cerf-volant pour se transporter au-dessus du château de Nagoya, dans le but d'y voler les nageoires d'or des dauphins.

Malheureusement, Kinsuke n'avait pas calculé le poids de son butin.  Il ne put s'enfuir et fut plongé dans l'eau bouillante.

Cette légende n’est pas sans rappeler celle d’Icare.

De Chine, le cerf-volant s'est propagé dans toute l'Asie, puis plus tard en Europe, et il n’est pas impossible que Marco Polo (1254-1324) ait rapporté cette découverte de Chine.

 

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